MARC  LABOURET

Pièces inédites I

Pièces découvertes depuis 2008 : instances nationales, des loges de Paris et d'Ile-de-France, de la Commune de Paris.

Depuis 2008, les rencontres avec de nouvelles pièces n'ont cessé d'enrichir le corpus des jetons et médailles maçonniques. Merci aux collectionneurs et aux marchands à qui je dois de belles trouvailles. Merci à MM Marc Gimbert, Jean-Claude Thierry, Jean-Luc Dauphin, Pierre Bernard Morin, Jean-Luc Frigide, Stéphan Sombart... Le musée maçonnique de Worcester, visité l'été 2010, a nourri ce supplément d'une douzaine de pièces inédites. Des références nouvelles proviennent aussi de livres que je ne connaissais pas encore en 2007.

Les photographies ne sont pas ici à l'échelle.

INSTANCES NATIONALES

  

12 a. GRAND ORIENT DE FRANCE, 1849.
 
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Nous devons la connaissance de ce grand médaillon de bronze uniface, de 26 cm de diamètre, à l'obligeance de C.B. Il ne s'agit pas d'une Marianne, mais bien d'une allégorie de la Franc-maçonnerie : elle porte une couronne d'étoiles, et sur sa poitrine une autre étoile avec un G en son centre. Datée de 1849, ce pourrait être la première représentation du genre. Plus tard, l'allégorie ne portera qu'une étoile, au front ou rayonnant au dessus de la tête.
La constitution de 1849 du Grand Orient a encore des traces lisibles dans le texte actuel : les mots "institution essentiellement progressive", par exemple, sont à comprendre avec l'acception de l'époque ; André Combes a bien montré que le mot progressif de 1849 correspond au mot progressiste aujourd'hui. En revanche, la croyance en dieu, grand architecte de l'univers, introduite en 1849, a été ôtée en 1877 pour laisser les loges et les maçons libres de s'y référer ou non. 
 
260 mm, bronze, uniface.
LE G\ O\ DE FRANCE DONNE A LA MAÇONN UNE NOUVELLE CONSTITUT : 1849 ; tête d'une allégorie de la franc-maçonnerie tournée vers la gauche ; elle porte sur un voile une couronne d'étoiles et un serpent au front, au cou un pendentif en forme d'étoile portant un G ; en sautoir par-derrière, une torche.

17 a. GRAND ORIENT DE FRANCE ( ?). 1905.

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Plaquette rectangulaire au haut arrondi, 60 x 42 mm. Poinçon corne d’abondance. Bronze.
A : Marianne rayonnante, en bonnet phrygien, porte de la main droite une statuette de Minerve munie de l’Egide et de la haste, et s’appuie de la main gauche sur une stèle portant : ARTICLE 1er / LA REPUBLIQUE / ASSURE / LA LIBERTE / DE CONSCIENCE / ……. A ses pieds, tables de la loi, pierres, lampe, équerre et compas ; texte en dessous : INSPIREE PAR LA SAGESSE / LA FRANCE REPUBLICAINE / SEPARE / LES EGLISES DE L’ETAT ž***ž 1905. Signé R. ROZET.
R : en haut : sous sept étoiles en arc de cercle, dans un ouroboros, un triangle rayonnant enferme un G, le tout entre deux rameaux en sautoir de chêne et d’acacia ; en dessous, à guche et à droite, deux cercles ; dans celui de gauche, tables de la loi coiffées d’un bonnet phrygien et reposant sur un faisceau de licteur, sur lesquelles on peut lire : 1789 / LES / DROITS / DE / L’HOMME ; dans celui de droite, tête de Minerve casquée ; en dessous, texte : ART. IV / ---------- / ** RECHERCHE DE LA VERITE ** / * TOLERANCE MUTUELLE – RESPECT * / * DES AUTRES ET DE SOI-MEME * / LIBERTE ABSOLUE DE CONSCIENCE ; en bas : trois couronnes de feuillage entrelacées entre elles et avec un rameau d’olivier. Signé : R. ROZET.

          Nous attribuons au Grand Orient de France cette curieuse plaquette, qui cite littéralement un article de ses statuts.

20 a. Cours gratuits du GO.

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Musée de Worcester. 
43 mm. Bronze.
A : identique aux deux précédentes.
R : DISTRIBUTION DES PRIX DU 5 AOUT 1882 ; champ : MENTION (réserve pour attribution).

 

21 a. GRAND ORIENT DE FRANCE, médaille de récompense.

36 mm. Bronze
.A : GOD F ; dans une couronne d'acacia, compas et équerre entrecroisés autour d'une étoile flamboyant portant un G, le tout sous six étoiles.
R : LIBERTE.EGALITE.FRATERNITE / réserve libre pour datation sur le pourtour bas ; couronne formée pour moitié de laurier et pour moitié de la Renommée (allégorie féminine portant une trompette et des ailes) ; réserve centrale pour attribution.

24 a. GRAND ORIENT DE FRANCE. MAISON PHILANTHROPIQUE DE VERSAILLES.

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31 mm. Argent ; cuivre.
A : DONEC A COELO DESCENDAT ; main arrosant des fleurs abondantes, sous le zodiaque ; signé LOR. F sur une base ; guirlande à l’exergue.
R : en six lignes dans une couronne de feuillage : MAISON / PHILAN- / TROPIQUE / DE / VERSAILLES / 1786.

     C’est le jeton 5958-5959 de Feuardent.

41 a. GRANDE LOGE SYMBOLIQUE DE FRANCE.

 58 mm. Bronze.
A : REPUBLIQUE FRANçAISE ; Tête à droite de la République couronnée de laurier.
R : Large couronne de chêne et de laurier ; LA G L S DE FRANCE / équerre et compas entrecroisés / A SON ANC PRESIDENT /  LE F G.MESUREUR / MINISTRE / DU COMMERCE / rameaux d'acacia entrecroisés / BANQUET DU 12 DEC\ 1895.

    Gustave Mesureur (1847-1925), homme politique, a créé la Grande Loge Symbolique en 1880, puis la Grande Loge de France, en obtenant la séparation des loges symbolisues du Suprême Conseil du Rite Ecossais.

 45 a. FABRE-PALAPRAT.

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105 mm. Bronze. Uniface.
BERNARD-RAYMOND / FABRE-PALAPRAT  ; tête de Fabré-Palaprat à gauche. Signé Caqué.

          Ce grand médaillon présente l’intérêt d’ajouter trois points après le nom du personnage, affirmant ainsi sa qualité maçonnique.

48 a. MARIA DERAISMES.

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Buste de Maria Deraismes à droite ; MDCCCXCIII / MARIA DERAISMES.

 

    Beau buste, un peu sévère, de la fondatrice de la maçonnerie mixte en France. La date de 1893 est celle de la fondation de l'Ordre mixte du Droit Humain.

 

 

 

LOGES DE PARIS

95 a. LES AMIS BIENFAISANTS ET IMITATEURS D'OSIRIS REUNIS.

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Cette pièce est en presque tout semblable à la 95, excepté que les abeilles ont ici quatre ailes (ce qui est, entomologiquement parlant, plus correct). L'attribution en 1883 permet de la dater après la précédente.

107 a. PARIS, LES AMIS DE LA PATRIE.

107a 2107a

Musée de Worcester.
38 mm. Bronze.
A: identique au précédent.
R : G O D F / ADOPTION MAC DE LA L LES AMIS DE LA PATRIE ; dans une couronne de laurier : LOW (réserve pour attribution).

      C’est une médaille de cérémonie d’adoption d’un lowton.

116 a. LES AMIS DU PROGRES.
 
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Triangle, base 44,5 mm. Maillechort.
A : au centre, une femme debout couverte d’un voile s’appuie sur deux enfants nus : un éphèbe tenant une torche et une fillette jouant de la harpe ; devant, petit faune ou chérubin (?) renversant une corne d’abondance ; à gauche, personnage ailé accroupi entouré de pierre cubique, palette et pinceaux, balustrade (symboles des arts), et dans le fond, forêt et montagnes ; à droite, personnage ailé, aérostat et usine (symboles du progrès technique) ; dans le coin inférieur gauche, feuilles d’olivier, compas et objet non identifié ; dans le coin inférieur droit, feuilles de laurier.
R : inscription gravée en quatre lignes : G O D F / L / LES AMIS DU PROGRES / O DE PARIS..
    
     Merci à G. M., de la loge les Amis du progrès, pour la communication de ce beau bijou, dont l’interprétation générale est plus claire que le symbolisme des détails. On y retrouve la nature et le progrès, les arts traditionnels et l’abondance que le progrès apporte. Les signes maçonniques y sont fort discrets. Il faut toutefois reconnaître l'allégorie de la Franc-maçonnerie dans la femme, surmontée d'une étoile, plus ou moins voilée pour signifier le mystère, et souvent ailée.
 

117 a. LES AMIS FIDELES.

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 24 mm. Poinçon main. Argent ; vermeil ; cuivre.
A : 1814 ; monogramme AF fleuri dans une couronne d’acacia.
R : sur un rayonnement en forme d’étoile à sept pointes, triangle portant 1830, et sur les côtés duquel sont écrits les mots ZELE ASSIDUITE DEVOUEMENT.

126 a. LES AMIS REUNIS.

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          Identique au précédent, sinon que la légende du revers est entourée d’une couronne de laurier. C’est donc bien celui de Feuardent, ce qui doit être corrigé aussi en annexe dans les tables de correspondance.

127 a. LES AMIS REUNIS.

127a 2127a

33 mm. Etain bronzé.
A : identique au 127.
R : identique à l’avers des 823 et 824.

      Ce jeton, explicitement attribué à la Loge comme le 127, permet de préciser que les 126 et 126 a sont bien plutôt ceux de la société de musique gérée par la Loge, et dont Pierre-François Pinaud cite le règlement. L'orchestre de 34 frères donnait une douzaine de concerts par an. Il comprenait des musiciens de renom, comme Devienne et Schwarzendorf, dit Martini, surintendant de la musique du roi, dont l'oeuvre la plus célèbre est la romance Plaisir d'amour.

     Les n°s 823 et 824 pourraient être les jetons de présence des ateliers de haut grade souchés sur la loge des Amis Réunis.

Bibliographie : Pierre-François Pinaud, Les Musiciens francs-maçons au temps de Louis XVI, Véga, Paris, 2009.

138 a. L'AMITIE.

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32 mm. Argent.
A : GODF / LL'AMITIE ; Composition symbolique autour du niveau (type à l'équerre obtuse).
R : réserve en haut à droite pour attribution ; rameau de laurier portant un cartouche sur lequel, en deux lignes : BI-CENTENAIRE / 1721-1921.

   Le revers se retrouve au 283.

149 a. L’ATHENEE FRANÇAIS.

149 a ml 2149 a ml

Octogone, 30 mm. Argent ; étain.
A : ஃ  / DE L’ATHENEE / FRANÇAIS / 5830.
R : équerre et compas entrecroisés autour d’une étoile flamboyante portant un G ; sous le compas et au-dessus de l’étoile, Oஃ  ; en bas, de part et d’autre de l’équerre, D et Pஃ . (identique au 147).

151 a. AVANT-GARDE MAÇONNIQUE.

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19 mm. Zinc.
A : AVANT GARDE / MAÇONNIQUE ; champ : équerre et compas entrecroisés.
R : cercle de perlettes.

       Loge parisienne créée en 1884. Fut notamment la loge mère de Fred Zeller, artiste peintre et Grand Maître du Grand Orient de 1971 à 1973.

152 a. L’AVENIR.

152 a ml 2152 a ml

27 mm. Métal blanc. Uniface.
La République en bonnet phrygien, à droite. Signé Jacques France.
Le ruban donne l’attribution à la loge :  L’AVENIR / 1789 / CENTENAIRE / DE LA / REPUBLIQUE / 1889.

       Cette médaillette fait partie de la série de mariannes réalisées par Jacques France (voir notre article à ce sujet).

160 a. LE BOUCLIER FRANÇAIS.

Octogone, 37 mm. Cuivre.
A : O D P L  DU BOUCLIER FRANÇAIS ; guerrier assis au sol, cuirassé et empanaché à l’antique, s’appuyant sur un drapeau et son bouclier où est inscrit le nom de la loge ; à droite, équerre et compas entourant un G ; à gauche, un chandelier à trois branches éclaire le globe.
R : triangle contenant 22 / SEPT / 1812.

          Certains exemplaires, dont celui décrit par Bramsen, portent au revers un triangle contenant en trois lignes la date 22 / SEPT / 1812. Ce n’est pas cohérent avec la vie de la loge : celle-ci, constituée par la Grande Loge Symbolique, vit de 1821 à 1853, avec quelques périodes d’activité réduite, voire suspendue. En 1830, son Vénérable est blessé dans les combats révolutionnaires. En 1853, la loge fusionne avec les Philonomes, et devient le Bouclier Français et les Philonomes réunis. Sous ce titre, elle poursuit ses travaux jusqu’en 1856. Alors, les seize frères qui restent demandent leur affiliation aux Amis Bienfaisants et Imitateurs d’Osiris Réunis.

164 a. CLEMENCE ROYER.
 
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27 mm. Aluminium.
A : R L DROIT HUMAIN N° 792 ; triangle isocèle rectangle rayonnant.
R : composition de symboles autour du niveau, sous une étoile rayonnante.
 
     Peu de jetons sont attribuables à l’obédience mixte du Droit Humain (voir 48). La loge de celui-ci doit son titre distinctif à une femme d’exception, féministe pionnière, traductrice et propagandiste de Darwin. Elle fut une des fondatrices de l’obédience.
     Le revers se retrouve à l’Effort, à Saint-Cloud (daté 1906) et à Vernon.
 

165 a. LA CLEMENTE AMITIE.

clemente aclemente r

27 mm. Etain.

A : sans légende ; homme, vêtu seulement d’une petite cape, marchant les bras croisés au milieu des flammes ; signé GAYRARD ; à l’exergue, dans un rectangle en relief : 1848.
R : bonnet phrygien dans l’équerre et le compas, entourés de rameaux d’acacia.

          C’est une variante du précédent ; en 1848, le coin est retouché, l’année est substituée à l’exergue de l’avers, et un bonnet phrygien substitué aux initiales au revers. On observe des manipulations comparables, parfois cataloguées comme maçonniques, sur des jetons des Amis de l’Ordre et à Villefranche-sur-Saône.

200 a. LES DROITS DE L'HOMME.

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 33 mm. Métal jaune. Même description que le précédent.

 209 a. LES ELEVES DE MINERVE.

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Musée de Worcester. 

28 mm. Cuivre.
A : identique au précédent.
R : identique au précédent, avec deux étoiles (en creux) intercalées entre la légende périphérique et la date.

     C’est une légère variante du 209.

219 a. ERNEST RENAN.

219a 2219a

Triangle sur base rectangulaire, h 52 mm x L 64 mm.
A : dans le triangle, visage d'Ernest Renan de trois-quarts face à droite, entre crucifix et tables de la loi ; sur la base : en petites lettres, sous le crucifix : JESUS ; sous les tables : ISRAEL ; en grandes lettres : ERNEST RENAN ; entre le prénom et le nom, représentation du Parthénon. En bas à droite, signature : M. Rondest.
R : dans le triangle : niveau, compas et truelle ; LOGE ERNEST RENAN ; sur la base : 1910 - 1930.

228 a. L'EXPANSION FRANÇAISE.

 23 mm. Métal blanc.
A : L'EXPANSION FRANçAISE ; équerre sur compas autour d'une étoie ; deux rameaux d'acacia.
R : cercle extérieur de perlettes ; champ vide.

    Loge constituée et installée en mars 1904.

233 a. LA FIDELITE.

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42 mm. Cuivre.
A : FRERE / SERVANT / DE LA R. L. / DE LA / FIDELITE.
R : PRINCIPI CARISSIMO (Au prince très aimé) ; temple rond coiffé d’une coupole, entouré d’un péristyle et dont la façade s’ouvre d’une porte, où conduit un escalier de sept marches et surmontée d’un fronton orné d’un triangle ; le tambour de la coupole est décoré des signes du zodiaque stylisés ; la porte ouverte permet de voir un autel fumant ; exergue : FIDELITATIS FRATERN. / PARIS / MDCCLXXX (identique au 233).

     Pièce rarissime, puisque la loge de la Fidélité employait seulement (!) quinze frères servants, domestiques de l'atelier, initiés pour avoir le droit d'assister aux tenues.

 244 a. LES FRERES UNIS INSEPARABLES.

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Octogone. 25 mm. Laiton.
A : [carré long] / LES / FF UNIS / INSEPARABLES ; dans un triangle central : 1er / AOUT / 1775.
R : LIBERTE  EGALITE  FRATERNITE  ; champ : JETON / DE / PRESENCE.

256 a. LES HOSPITALIERS SOCIALISTES.

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Hexagone, uniface. 19 mm. Laiton
GLDF/HOSPITALIERS SOCIALISTES ; équerre et compas entrecroisés.

          Ce jeton est de même facture que celui d’Asnières.

 

 

 

268 a. ITALIA.

italiaTriangle arrondi, médiane 23 mm. Aluminium. Uniface.
De haut en bas : étoile / R.·.L·.·/ ITALIA / 450.

    En 1925, le régime fasciste italien dissout et interdit la franc-maçonnerie. Dès 1926, des maçons sont persécutés, et beaucoup sont déportés. Selon André Combes, « Italia est la loge d'accueil naturelle pour les antifascistes menacés comme le journaliste Luigi Campolonghi et le syndicaliste révolutionnaire Alceste de Ambris puis pour les réfugiés qui arrivent à partir de 1926. L'année suivante, elle accueille deux personnalités : l'avocat Giuseppe Leti, un républicain mazzinien, Lieutenant Grand Commandeur du REAA, et le député Eugenio Chiesa, qui reconstitue le Parti républicain italien...»

 Bibliographie : Les maçons italiens réfugiés en France, par André Combes, dans Chroniques d'histoire maçonnique n° 60, année 2007.

 278 a. LA JUSTICE.

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Dessin Marc Labouret.

Taille inconnue (proche de 30 mm). Tour ondulé. Cuivre ou laiton.
A : GRANDE LOGE SYMBOLIQUE ECOSSAISE * : champ : équerre et compas entrecroisés.
R : LOGE N° 3 LA JUSTICE * : champ : ANCIEN  133.

          Ce jeton ne nous semble pas pouvoir se confondre avec le précédent, qui doit comporter les mots « écossaise de justice », que Blanchet n’a pas inventés.

279 a. LE LIBRE EXAMEN.

libre examenTriangle équilatéral uniface, 65 mm de côté. Bronze.
Livre ouvert sur une torche allumée et deux rameaux d'acacia, le tout entouré d'une cordelière fermée à six lacs d'amour ; sur le livre : R L / LE / LIBRE / EXAMEN / O PARIS / FONDEE / EN /5870.

 

 

 

 

 

 

 

 

 285 a. LA LOI MAÇONNIQUE.

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Triangle équilatéral. H 30 mm. Argent. Uniface.
Tables de la loi portant sur cinq lignes : R.L N° 553 / LA / LOI MAÇONNNIQUE / O DE PARIS / 5926 ; au-dessus : étoile rayonnante / GLDF ; à gauche, brochant sur les tables, rameau d’acacia ; en bas à gauche : règle, levier, équerre, compas : en bas à droite : temple circulaire, maillet, truelle, niveau.

 

 

285 b. LOUISE MICHEL.

 27 mm. Aluminium.
A: R.·.L.·. N° 786 LOUISE MICHEL ; D.·.H.·. ; cham : triangle isocèle rectangle rayonnant.
R : dans un cercle de perlettes, composition d'outils maçonniques autour d'un niveau sur des rameaux d'acacia, sous une étoile rayonnante.

    Louise Michel (1830-1905), institutrice anarchiste, participa à la Commune et fut déportée en Nouvelle-Calédonie de 1873 à 1880, puis emprisonnée de 1883 à 1886. Elle fut reçue franc-maçonne sur le tard, en 1904, dans une loge dissidente du Rite Ecossais, La Philosophie Sociale.

  287a. MARS ET LES ARTS.

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24 mm. Cuivre.
A : / MARS / ET / LES ARTS.
R : équerre et compas entrecroisés autour de trois points.

291 a. MONTAIGNE.

Plaquette rectangulaire, taille inconnue, bronze.
A : portrait en buste de Montaigne dans un cartouche ; sur l'encadrement haut du cartouche : LOGE MONTAIGNE / .O\D\Paris 5907. Sur l'encadrement bas : QUE SCAY.IE? En bas de la plaquette : G.·.O.·.D.·.F.·.
R : INSTALLEE LE / 7 FEVRIER 1908 (E.·.V.·.) / PAR LE T.·. Ill.·. F.·. LAFFERRE / PRESIDENT DU CONSEIL DE L'ORDRE / DU G.·.O.·.D.·.F.·. / ASSISTE DES TT.·. Ill.·. FF.·. / DYURANDE . VAN REALTE / BLATIN . VADEGARD / -.- /LE F.·. D L BERNIOLLE / ETANT VENERABLE / -.- / (Gravé:) Offert au F.·. (réserve pour attribution).

   Nous ignorons la date de frappe de cette plaquette originale, et l'insérons ici au profit du doute. Elle a été réalisée avec des coins coulés, et non gravés. Cela pourrait inciter à la dater plutôt de la deuxième moitié du vingtième siècle.

 300 a. OVERSEA MASONIC CLUB OF PARIS.

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32 mm. Bronze.
A : OVERSEAS MASONIC CLUB OF PARIS ; exergue: COL. H.H. WHITNEY / PRESIDENT ; champ : buste à droite d’un officier américain en uniforme, dont le col porte une étoile et les lettres US ; signé A.E.F.
R : réserve centrale rectangulaire pour attribution ; au-dessus : équerre et compas entourant un G entre deux rameaux de laurier et les lettres U S ; en-dessous : fleur de lis entourée des lettres R F et de 1918 / 1919.
 
301 a. LA PARFAITE ESTIME.
 
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30 mm. Argent.
A : LOGE OLYMPIQUE DE.LA.PARFAITE ESTIME ; lyre entre deux rameaux d’acacia, le tout rayonnant.
R : une couronne d’acacia entoure les outils du maçon suspendus en trophée : compas, règle, rouleau de papier, niveau, maillet, équerre, truelle ; exergue : RESTAURAVIT 1782.
 

320 a. RASPAIL.

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27 mm. Aluminium.
A : composition d’outils autour du niveau, sur des feuilles d’acacia et sous une étoile.
R : R L RASPAIL / Dஃ  Hஃ  N° 750 ; champ : triangle isocèle rectangle rayonnant.

337 a. LA RUCHE LIBRE.

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Musée de Worcester.
36 mm. Bronze.
Combine à l’avers de la médaille 337 l’avers de la 95, représentant une ruche.

348 a. SAINT-ANTOINE DU PARFAIT CONTENTEMENT.

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 30 mm. Métal blanc.
A : SAINT ANTOINE DU PARFAIT CONTENTEMENT / 5785 ; entre deux épées en pal, croix portant tête de mort et trois points.
R : sept marches courbes mènent à un pavé mosaïque où se tient un autel portant un livre ouvert ; de part et d'autre, deux colonnes ; audessus, triangle rayonnant portant un œil.

    Ce jeton et le suivant sont intéressants pour leur caractère fruste. Ils s'apparentent par leur technique d'amateur à la floraison de médailles de la Deuxième République. Ils évoquent aussi, probablement, l'évolution des valeurs de la loge, qui évolue rapidement vers le progressisme républicain.

 348 b. SAINT-ANTOINE DU PARFAIT CONTENTEMENT.

st antoine pt ast antoine pt r
19 mm. Métal blanc.
A : SAINT ANTOINE DU PARFAIT CONTENTEMENT / 5785 ; entre deux épées en pal, croix portant tête de mort et trois points (identique au précédent).
R : triangle rayonnant / HONNEUR / PROBITE.

 361 a. SAINT PHILIPPE.

361a 2361a

Musée de Worcester.
Clichés unifaces en étain. 29 mm.
A : L. R DE SAINT PHILIPPE O DE PARIS / 5817 ; équerre et compas entrecroisés autour d'une étoile flamboyante portant un G.
R : SI FODIERIS INVENIES / représentation simplifiée du plan d'une loge ; visage rayonnant au milieu d'un ennéagramme ; dans les branches de l'étoile, initiales : M L E D C S O P.

      On peut raisonnablement penser que ces deux clichés unifaces proviennent de la même pièce, jeton d’une loge qui n’était pas encore représentée dans notre corpus.
      Les éléments constitutifs du revers sont les mêmes qu'au n° 25 (Mère loge écossaise du Contrat Social), mais disposés autrement : le plan de loge est au-dessus du visage rayonnant, et non en-dessous. Le dessin du visage est différent.

       Doré cite deux loges sous le titre distinctif de Saint-Philippe, une première attestée en 1751, la seconde en 1823 et 1831. Mais il y a trop peu d'informations sur la loge elle-même pour répondre aux questions que pose ce jeton : pourquoi reproduire quarante ans plus tard le revers du jeton de la Mère Loge Ecossaise du Contrat Social ?

378 a. TEMPLIERS ?

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Empreinte ou sceau uniface en plâtre. 50 mm.

Dans un cercle de perlettes, banderole en demi-cercle portant les mots [SUPR]EMUM TEMPLARORIUM CONCILIUM PARISIIS (Suprême Conseil des Templiers de Paris) ; une règle horizontale sépare le champ en deux parties ; au-dessus, un compas entouré d'un niveau et d'une perpendiculaire est surmonté d'une étoile rayonnante portant un G et domine une couronne à sept boules;en dessous, une équerre entourée d'un caducée à gauche et de deux épées entrecroisées à droite repose sur des rameaux d'acacia et encadre une croix ; au centre, posé sur la règle, un cœur flamboyant surmonté d'une croix.

   Nous devons à P.B.M. la connaissance de cette curieuse pièce (peut-être une empreinte de sceau ?). Elle porte à la fois des symboles indiscutablement maçonniques et des symboles indiscutablement chrétiens. Nous n'avons pas trouvé de loge ni de Suprême Conseil des Templiers à Paris. Les recherches continuent.

 394 a. L’UNION DES PEUPLES.

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24 mm. Argent.
A : [] L’UNION DES PEUPLES ; façade de temple en haut de sept marches, avec porte fermée dans mur de pierres, sous fronton portant un G.
R : ASSIDUITE ; rameaux d’acacia ; champ : AU F (réserve).

400 a. VICTOR HUGO.

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26 mm. Laiton.
A : Rஃ Lஃ  VICTOR HUGO / ORஃ  DE PARIS ; équerre et compas entourant une étoile flamboyante qui porte un G.
R : Rஃ Lஃ  VICTOR HUGO / ORஃ  DE PARIS ; équerre et compas entourant une étoile flamboyante qui porte un G.

 

 

 

 

voltaire401 a. VOLTAIRE.

Triangle uniface, Base 55 mm, médiane verticale 61 mm. Bronze.
R⸫ L⸫ VOLTAIRE OR DE PARIS / G⸫ O⸫ D⸫ F⸫ 1890   ; tête de Voltaire à droite.

 

 

 

 

 

410 a. LES ZELES PHILANTHROPES.

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24 mm. Cuivre.
Même description que le précédent, mais lettrage plus dilaté et légères variantes de dessin.

LOGES D'ILE-DE-FRANCE

422 a. MANTES, LIBERTE PAR LE TRAVAIL.

 23 mm.Métal blanc.
A : CHAP LIBERTE PAR LE TRAVAIL / VAL DE MANTES . Champ : 1908,
R : cercle de perlettes ; 1.

 425 a. MELUN, LES ENFANTS D’HIRAM.

30 mm. Cuivre.
A : sur 8 lignes : LA Lஃ  / PARTICIPE / EN CORPS / A LA CEREMONIE / ORGANISEE / PAR LA VILLE / DE / MELUN.
R : LA LES ENFANTS D’HIRAM ; CENTENAIRE DU 21 SEPTBRE 1792 ; champ réservé.

440 a. RUEIL, LES FIDELES D’HIRAM.

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Plaquette rectangulaire. 60 x 46 mm. Argent.
A: reproduction d'une médaille dans une couronne de laurier : le pourtour de la médaille porte gravé le titre distinctif de la loge ; sous la médaille, cartouche qui porte gravé le nom du récipiendaire.
R : rameaux de laurier, olivier et chêne montrant à gauche, autour d'un cartouche gravé, des dates commémorées
 
    Ce type de plaquette de reconnaissance est un modèle commercial, que nous avons depuis retrouvé en d'autres orients.
   Grâce à JCT, correspondant aux recherches incessantes et fécondes, nous pouvons en novembre 2017 donner toutes précisions sur cette plaquette. La loge Les Fidèles d'Hiram a été fondée à Rueil le 12e jour du 3e mois 5824. Les tenues se déroulaient le 3e mardi du mois dans le temple situé 28 bd des Ormes. Jules Mantion, auquel la plaquette est attribuée, était architecte et vivait à Bougival. Il fut Vénérable de la loge en 1885-1886. La plaquette lui est donc décernée pour célébrer ses cinquante années de maçonnerie.
 
443 a. SAINT-DENIS, L’UNION PHILANTHROPIQUE.
37 mm. Métal blanc.
A : L'UNION PHILANTHROPIQUE/ O DE ST DENIS ; équerre et coppas entrecroisés sur une couronne d'acacia, l'équerre portant les mots 1er MARS 1903.
R : rameau de laurier à gauche lié à un petit rameaau de chêne en bas à droite, laissant au-dessus une importante réserve pour attribution.

 445 a. SAINT-GERMAIN-EN-LAYE, LA BONNE FOI.

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Musée de Worcester.

38 mm. Bronze.
A : identique au précédent.
R : figure féminine assise à gauche, tenant sur ses genoux un grand livre ouvert titré LA LOI ; devant elle, sur cinq lignes : EX / AEQUO / LEX / ALLIGAT / OMNES.
 

LA COMMUNE DE PARIS

497 a. BALLONS.

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Fer. 28 mm. Coin négatif d’une médaille.
Cercle intérieur : 2 BALLONS PERDUS / LE 2 MAI 1871 ; cercle extérieur : EMPORTANT LE MANIFESTE DES  FRANC MAÇONNIQUES ; champ : aérostat.

      Ce coin a-t-il servi ? Aucune médaille commémorant un ballon maçonnique n'est répertoriée par le très complet Collignon. Cette pièce inédite apporte donc un élément historique nouveau.

498 a. AMNISTIE.
 
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170 mm. Bronze. Uniface.
AMNISTIE PAIX & TRAVAIL ; une figure allégorique (la liberté, la République ou la Franc-maçonnerie), portant le bonnet phrygien et au cou un bijou maçonnique (triangle et compas), embrasse un homme demi-nu, peut-être couvert d'une peau de bête (?) qui représenterait le Communard proscrit.
   Nous devons la connaissance de ce grand médaillon à l'obligeance de C.B.
   Dans l'ignorance de sa date et de son émetteur, nous classons cet intéressant témoignage après les médailles de la Commune, Les loges maçonniques ont bel et bien été à l'initiative de l'amnistie des communards.